Narai - Le petit village folklorique

/ 09:03

Pourquoi je suis allée là-bas ?


Je ne me souviens plus comment j'ai entendu parler de Narai. J'avais sans doute vu passer une photo de cette petite ville et j'étais tombée sous le charme de ses bâtiments de l'époque Edo. Narai est une des onze stations du Kisoji, l'ancienne route de commerce de la vallée de Kiso. Et en bonne fan d'architecture traditionnelle j'avais donc mis Narai sur ma liste des "Must see".


Au moment d'élaborer mon parcours, je souhaitais rallier Matsumoto à Nagoya, et Narai se trouve être sur une des lignes de train reliant ces deux villes, je décidais donc d'en faire une étape et d'y passer la nuit.

Ce qu'il y a à voir ?


Narai ou comme on l'appelle Narai-Juku (Juku signifiant auberge) est donc une ville petite  étape qui a gardé ses bâtiments traditionnels de l'époque Edo. Et c'est là son charme principal, une balade hors du temps au milieu de ces magnifiques bâtiments, pour certains reconvertis en boutiques ou restaurants.


Narai n'est pas très grande et se visite assez vite. En deux heures vous avez largement fait le tour, vu qu'elle ne se compose que d'une rue principale d'à peu près 1 km. Pour ma part j'y suis arrivée à 13h et je devais passer la nuit sur place. De quoi visiter le village de fond en comble.


À commencer par le petit sanctuaire de Wakamiya-sama (若宮神社) qui, s'il n'a rien de particulier, offre une jolie vue sur le village et les montagnes environnantes.


Puis je me suis offert des soba, qui sont la spécialité de Narai, au restaurant Kanameya (かなめや). Prétexte idéal pour admirer une de ces maisons traditionnelle de l'intérieur, celle-ci datant de la période Taisho.


Passage au temple Chosen-ji (長泉寺) pour admirer le dragon peint au plafond avant de flâner dans le cimetière du temple Daiho-ji (大宝寺). Crapahuter jusqu'à un petit sanctuaire qui le domine, de quoi me faire les mollets et prendre une jolie photo.


Une fois redescendue et alors que j’étais en grande contemplation d'un tas de tuile bleues cassées (j'adore les tuiles bleues) et me demandant si c'était bien raisonnable d'en rapporter un morceau, une mamie vient me chercher, bien décidée à me montrer quelque chose. Elle m'a emmenée jusqu'à un jizo très particulier vu qu'il est appelé Maria Jizo, Maria comme la vierge Marie de la religion Catholique.

En effet, le culte du catholicisme ayant été interdit au Japon de 1614 à 1853, certains japonais le pratiquaient en secret. Le Maria Jizo tient dans ses bras un enfant, qui représente Jésus, qui lui même tient une sorte de croix.


Tant qu'à rester dans les jizo, je suis ensuite allée au sanctuaire d'Hachiman (八幡宮) pour voir ses 200 jizo (二百地蔵尊). Une fois sur place je me suis amusée à les compter, j'avais vraiment du temps, pas de panique le compte y est !


Comme monter et descendre donne faim, petite pause à l’échoppe Kimura pour boulotter des mochi et goûter la seconde spécialité de Narai les goheimochi. Ils sont moins soyeux que les mochi, on sent vraiment les grains de riz, mais sont aussi beaucoup plus gros.


Enfin ma dernière visite fut pour le grand pont Kiso Ohashi (木曽の大橋) qui traverse la rivière Narai, vieux de 300 ans vous pourrez vous prendre pour Chihiro et essayer de le traverser en retenant votre respiration. Mais son plus beau profil restant ses dessous tout en chevrons de bois et de fer.


Mon avis


À environ 1 heure par le train de Matsumoto, si vous êtes quelques jours dans le coin ça vaut vraiment la peine d’aller y faire une balade.

Sinon comme en deux heures on a largement fait le tour vous pouvez coupler la visite de Narai avec Tsumago et Magome deux autres villages de la route du Kisoji qui eux aussi ont gardé leur architecture traditionnelle.

Narai est comme une petite promenade hors du temps. Un coup de cœur spécial pour la boutique Shimaya shikkiten (島屋漆器店), où je crois que même les distributeurs de bonbons sont de l'époque Edo. Et le magasin d'antiquité Miyuki, ses paniers à chats et son poêle à bois en forme de cochon (en plus la gérante passait la musique de Chihiro).


Quoi rapporter ?

Les spécialités de Narai sont la vaisselle en laque et les objets en magemono. Le magemono est une technique de travail du bois. On travaille de fines planchettes de cèdre du Japon et autres bois identiques, que l'on va immerger dans l'eau chaude pour les assouplir dans le but de les courber et de les façonner. On fabrique ainsi des boîtes, des tasses, mais aussi des boîtes à bento.

Pour ma part j'ai rapporté une petite clochette de terre cuite en forme de cheval. Peinte sur un côté des kanji de Narai, elles étaient de plusieurs formes et tailles. Impossible de savoir leur réelle signification mais je n'en ai vu qu'à Narai.


Comment se rendre sur place ?

Narai a sa propre gare, petite gare de campagne, la Narai station desservie par la JR par les lignes Chuo Line et Shinano. Situé à 45 minutes de Matsumoto et 2h30 de Nagoya.


Si comme moi vous voyagez léger, sachez que vous pouvez laisser vos bagages à l’accueil de la gare. Pas de consignes, non la gare est trop petite pour cela, mais on vous gardera vos valises/sacs dans le bureau contre 300 yens.

Une fois arrivé au village, n'hésitez pas à vous rendre à l'office du tourisme situé au centre du village, on vous remettra un plan en anglais des différents lieux de Narai.




Pourquoi je suis allée là-bas ?


Je ne me souviens plus comment j'ai entendu parler de Narai. J'avais sans doute vu passer une photo de cette petite ville et j'étais tombée sous le charme de ses bâtiments de l'époque Edo. Narai est une des onze stations du Kisoji, l'ancienne route de commerce de la vallée de Kiso. Et en bonne fan d'architecture traditionnelle j'avais donc mis Narai sur ma liste des "Must see".


Au moment d'élaborer mon parcours, je souhaitais rallier Matsumoto à Nagoya, et Narai se trouve être sur une des lignes de train reliant ces deux villes, je décidais donc d'en faire une étape et d'y passer la nuit.

Ce qu'il y a à voir ?


Narai ou comme on l'appelle Narai-Juku (Juku signifiant auberge) est donc une ville petite  étape qui a gardé ses bâtiments traditionnels de l'époque Edo. Et c'est là son charme principal, une balade hors du temps au milieu de ces magnifiques bâtiments, pour certains reconvertis en boutiques ou restaurants.


Narai n'est pas très grande et se visite assez vite. En deux heures vous avez largement fait le tour, vu qu'elle ne se compose que d'une rue principale d'à peu près 1 km. Pour ma part j'y suis arrivée à 13h et je devais passer la nuit sur place. De quoi visiter le village de fond en comble.


À commencer par le petit sanctuaire de Wakamiya-sama (若宮神社) qui, s'il n'a rien de particulier, offre une jolie vue sur le village et les montagnes environnantes.


Puis je me suis offert des soba, qui sont la spécialité de Narai, au restaurant Kanameya (かなめや). Prétexte idéal pour admirer une de ces maisons traditionnelle de l'intérieur, celle-ci datant de la période Taisho.


Passage au temple Chosen-ji (長泉寺) pour admirer le dragon peint au plafond avant de flâner dans le cimetière du temple Daiho-ji (大宝寺). Crapahuter jusqu'à un petit sanctuaire qui le domine, de quoi me faire les mollets et prendre une jolie photo.


Une fois redescendue et alors que j’étais en grande contemplation d'un tas de tuile bleues cassées (j'adore les tuiles bleues) et me demandant si c'était bien raisonnable d'en rapporter un morceau, une mamie vient me chercher, bien décidée à me montrer quelque chose. Elle m'a emmenée jusqu'à un jizo très particulier vu qu'il est appelé Maria Jizo, Maria comme la vierge Marie de la religion Catholique.

En effet, le culte du catholicisme ayant été interdit au Japon de 1614 à 1853, certains japonais le pratiquaient en secret. Le Maria Jizo tient dans ses bras un enfant, qui représente Jésus, qui lui même tient une sorte de croix.


Tant qu'à rester dans les jizo, je suis ensuite allée au sanctuaire d'Hachiman (八幡宮) pour voir ses 200 jizo (二百地蔵尊). Une fois sur place je me suis amusée à les compter, j'avais vraiment du temps, pas de panique le compte y est !


Comme monter et descendre donne faim, petite pause à l’échoppe Kimura pour boulotter des mochi et goûter la seconde spécialité de Narai les goheimochi. Ils sont moins soyeux que les mochi, on sent vraiment les grains de riz, mais sont aussi beaucoup plus gros.


Enfin ma dernière visite fut pour le grand pont Kiso Ohashi (木曽の大橋) qui traverse la rivière Narai, vieux de 300 ans vous pourrez vous prendre pour Chihiro et essayer de le traverser en retenant votre respiration. Mais son plus beau profil restant ses dessous tout en chevrons de bois et de fer.


Mon avis


À environ 1 heure par le train de Matsumoto, si vous êtes quelques jours dans le coin ça vaut vraiment la peine d’aller y faire une balade.

Sinon comme en deux heures on a largement fait le tour vous pouvez coupler la visite de Narai avec Tsumago et Magome deux autres villages de la route du Kisoji qui eux aussi ont gardé leur architecture traditionnelle.

Narai est comme une petite promenade hors du temps. Un coup de cœur spécial pour la boutique Shimaya shikkiten (島屋漆器店), où je crois que même les distributeurs de bonbons sont de l'époque Edo. Et le magasin d'antiquité Miyuki, ses paniers à chats et son poêle à bois en forme de cochon (en plus la gérante passait la musique de Chihiro).


Quoi rapporter ?

Les spécialités de Narai sont la vaisselle en laque et les objets en magemono. Le magemono est une technique de travail du bois. On travaille de fines planchettes de cèdre du Japon et autres bois identiques, que l'on va immerger dans l'eau chaude pour les assouplir dans le but de les courber et de les façonner. On fabrique ainsi des boîtes, des tasses, mais aussi des boîtes à bento.

Pour ma part j'ai rapporté une petite clochette de terre cuite en forme de cheval. Peinte sur un côté des kanji de Narai, elles étaient de plusieurs formes et tailles. Impossible de savoir leur réelle signification mais je n'en ai vu qu'à Narai.


Comment se rendre sur place ?

Narai a sa propre gare, petite gare de campagne, la Narai station desservie par la JR par les lignes Chuo Line et Shinano. Situé à 45 minutes de Matsumoto et 2h30 de Nagoya.


Si comme moi vous voyagez léger, sachez que vous pouvez laisser vos bagages à l’accueil de la gare. Pas de consignes, non la gare est trop petite pour cela, mais on vous gardera vos valises/sacs dans le bureau contre 300 yens.

Une fois arrivé au village, n'hésitez pas à vous rendre à l'office du tourisme situé au centre du village, on vous remettra un plan en anglais des différents lieux de Narai.




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Je me suis rendue compte que je n'avais jamais mis ce dessin sur le blog et que peut être certains d'entre vous ne me suivent pas sur les réseaux sociaux. Voilà donc qui est chose faite.
Je ne suis pas très active en ce moment mais je travaille dès que j'ai une minute de libre sur le nouveau design du blog. J'espère qu'il vous plaira (^^)

J'avais aussi fait une version en anglais de cette note.

Quand ça veut pas, ça veut pas...

Retour en 2013...


Aku et moi avons décidé de retourner au Japon et j'élabore le programme. Dans la liste de ce que nous souhaitons faire se trouve La maison de Satsuki et Mei du film de Hayao Miazaki, Mon voisin Totoro.
J'en avais entendu parler via le blog de Martin Hsu, un illustrateur qui avait pu se rendre là-bas. Son article m'avait bien fait rêver.

Ça avait été assez compliqué de trouver des informations sur où se situait la fameuse maison. Il faut savoir que maintenant elle est assez connue, surtout depuis le buzz de l'annonce de la construction du parc Ghibli prévu pour 2020, mais en 2013 c'était une autre histoire.
Bref on trouve, c'est dans la banlieue de Nagoya au Aichi Expo Memorial Park. C'est parfait, nous ferons le château d'Inuyama le matin et la maison l'après-midi.
Pour se rendre au Aichi Expo Memorial Park l'endroit où se trouve la maison, il faut prendre la ligne Linimo, qui est le seul train à lévitation magnétique du Japon (en tout cas c'est  ce qui est dit sur leur site).
 
Futur Parc Ghibli qu'en est-il vraiment ?

Alors effectivement il semble qu'un accord est été convenu entre Hideaki Ōmura l'actuel gouverneur de la préfecture d'Aichi et le Studio Ghibli. Mais ! Ce sera un petit parc, rien à voir avec un Disneyland. Suite à un fan-art de l'artiste Takumi, montrant un parc Ghibli à la Disney tout le monde s'est enflammé comme pas possible. Les japonais ont fait pareil, ils voyaient déjà le château de Caliostro en guise de château de la Belle au bois dormant.

Mais le projet c'est vu ramasser un retour de bâton sur Twitter. Le hashtag #こんなジブリパークは嫌だ signifiant en gros "Je ne veux pas de ce parc Ghibli" à commencé à fleurir et être relayé. En effet le Aichi Expo Memorial Park est très boisé. Hors ça la fout un peu mal de la part d'un studio qui prône l'écologie et le respect de la nature de tout raser pour faire un gros truc touristique et pompe à fric.

Le parc serait donc quelque chose de plus petit et surtout serait concentré sur l'imagerie de Mon voisin Totoro. Et il ne faut pas oublier que Ghibli ne roule pas vraiment sur l'or. Rien à voir avec Disney. D'ailleurs en 2014 ils s'étaient remis à créer des publicités vu que les longs métrages ne marchaient pas fort. Bon certes la préfecture d'Aichi apporterai une bonne part des subventions.

Vers 14h30 en route pour le parc. La balade est plutôt sympa jusqu'à ce qu'on se goure d'arrêt. Au lieu de descendre à la station Ai-Chikyuhaku-Kinen-Koen, nous descendons  à celle d'avant, la Koen-Nishi. Et nous voilà parties en balade dans la campagne avant de nous rendre compte que non vraiment il y a un problème.


Demi-tour, reprise du train, pour arriver à la bonne station. Le Aichi Expo Memorial Park est immense et on trottine pour faire le petit kilomètre de marche, cherchant les panneaux qui indiquent la direction de la maison.

Enfin nous arrivons en vue du guichet pour nous entendre dire... Que c'est fermé. Il était 16 h et la maison fermait tout juste ses portes. C'était fini, nada et tant pis si tu venais de l'autre bout du monde pour la voir. Je vous laisse imaginer notre état...



En 2017...


Nous sommes le 19 mars et je décide de quitter Kyôto où j'ai passé quelques jours. Sur mon programme je devais partir vers midi, mais ayant fini ce que je voulais faire sur place et je décide de partir tôt le matin pour rejoindre Ise ma prochaine destination.

Comme je ne voyage qu'en lignes Japan Rail, le monsieur de la gare de Kyôto me conseille de passer par Nagoya pour profiter du Shinkansen, puis de la ligne JR Rapid Mie. J'en aurais pour deux heures et demie à tout péter.


Mais en arrivant en vue de Nagoya une idée me vient. Et si je retournais à la maison de Satsuki et Mei ? J'ai du temps, je connais le chemin et je n'ai rien prévu sur Ise pour aujourd'hui. Ni une, ni deux, je pose Suutsu-chan (ma valise) à la consigne de la gare de Nagoya et me voilà partie.
Le trajet se passe bien, je descend à la bonne station, arrivée au parc je décide de prendre la navette gratuite qui le parcours au lieu d'y aller à pied cette fois. Il fait beau, je suis toute contente.

J'arrive au guichet avec un large sourire et je demande une place adulte.

Sauf que... Sauf que depuis 2013, la maison a tellement de succès qu'il faut maintenant réserver ses places à l'avance. Comme pour le musée Ghibli de Tokyo, on réserve via une borne dans les konbini ou sur internet.


Alors j'ai ramassé mes dents et je suis repartie. J'ai refait le même chemin que j'avais fait 4 ans plus tôt. J'ai repris une bouteille de CC Lemon pour me remonter le moral au même distributeur qu'il y a 4 ans. Je suis retournée à Nagoya en essayant de pas trop penser à l'argent perdu avec cet aller-retour pour rien et le prix de la consigne de Suutsu-chan.

Quand ça veut pas, ça veut pas...

Comment se rendre sur place ?


 Depuis la gare principale de Nagoya prenez la Higashiyama Line jusqu'à Fujigaoka Sation. Là prenez la Linimo jusqu'à l’arrêt Ai-Chikyuhaku-Kinen-Koen, vous en aurez pour 50 minutes à peu près.

Une fois au parc soit vous vous rendez à la maison à pied (une petite vingtaine de minutes). Soit vous prenez la navette gratuite, très mignonne mais horriblement lente.


Les visites :

La maison est fermée tous les lundi, sauf pendant les vacances d'été et d'hivers. Elle est aussi fermée du 29 décembre au premier janvier.
La visite dure 30 minutes, 15 minutes à l'extérieur et 15 minutes à l'intérieur. Les photos sont permises à l'extérieur mais interdites depuis à l'intérieur, par contre vous pouvez toucher à tout, ouvrir les placards et les tiroirs. Chaques détails du film est reproduit à la perfection, jusqu'au vêtements des filles dans le film rangés dans les commodes.
Il y a 14 plages de visites pendant les week-end et les vacances. Et 8 plages pendant les jours de semaine. Je vous préviens c'est 50 personnes par plage donc pour vous immerger dans l'ambiance il faudra faire un sacré effort d'imagination. Fuyez comme la peste les périodes très touristiques ou de vacances scolaires et week-ends.

L'achat des tickets :

Le prix est 510 yens pour un adulte et 200 yens pour les enfants de moins de 15 ans et gratuit pour les moins de 4 ans.

Vous pouvez tenter d'acheter votre billet sur place au guichet. Parfois certaines plages horaires ne sont pas pleines. Mais vous serez peut être là à 10h le matin et on vous proposera une place à 16h pour la dernière visite. C'est au petit bonheur. Mais en période absolument pas touristique ça peut peut être marcher.

Le tickets peuvent être achetés dans les konbini Lawson ou Mini-stop, sur des bornes donc. Ou sur internet via la boutique en ligne HMV, je vous préviens c'est tout en japonais.




Pourquoi je suis allée là-bas ?

Si vous ouvrez un guide de Tokyo, le chapitre consacré au quartier de Nippori risque d'être bien maigre. C'est simple dans mes deux guides du Japon pas une ligne sur le quartier, il faut dire qu'à une station d'Ueno par la Yamanote Line, il y a de quoi rester dans l'ombre.

C'est ma copine Titou qui en 2013 juste avant ma venue au Japon m'avait lâchée au détour d'une conversation : "Tu sais que Nippori c'est le quartier des tissus. On en trouve plein là-bas."


Mes talents de couturière proches du -1000 font que je ne cours pas particulièrement les magasins de tissus. Mais les motifs japonais ça c'est ma grande passion. Et des motifs japonais il y en a sur le papier ET sur les tissus.

Me voilà donc en 2013 à faire un saut rapide par Nippori pour acheter deux ou trois chiffons et repartir aussi vite. J'ai donc décidé en 2017 d'y retourner, résolue cette fois ci à faire TOUT le tour des magasins de ce que les japonais appellent la "Nippori Sen-i Gai / Fabric Town", la ville des tissus.

Ce qu'il y a à voir ?

La "rue" des tissus s'étale sur à peu près 1 km et l'association de quartier annonce à peu près 90 magasins allant du marchand au mètre jusqu'à la friperie.


Et la Fabric Town porte bien son nom, ici vous dénicherez tout ce qui touche aux textiles. En plus des magasins de gros, il y a les merceries de toutes sortes où vous trouverez bouton, ruban, fil, boucle de ceinture, de sac, morceau de cuir... et même des magasins de machines à coudre.

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Quand on pousse un peu plus loin dans la rue on tombe sur les magasins de kimono d'occasion. Là il faut fouiller et essayer. On trouve du yukata, du tomesode, du iromuji, etc... Les prix varient. Certains sont tachés donc à des prix dérisoires, d'autres en meilleur état. Mais vous pouvez facilement repartir avec un kimono ou un yukata pour 1000 yens (environ 8€50)... qui sentira peut être un peu la mamie...

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Mon avis

À moins d'être une couturière hardcore, ce n'est peut être pas la peine de faire toute la rue. Je vous conseille d'aller directement à Tomato, LE magasin de tissus et plus précisément au Tomato honkan, le magasin principal. Sur 4 étages vous trouverez forcément votre bonheur.

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Comment ça se passe à Tomato ?

  • Les tissus sont exposés par rouleaux. Le prix indiqué dessus est en général le prix (hors taxes) pour 112cm. Mais ça peut varier. En tout cas le prix à la longueur est toujours indiqué.
  • Choisissez votre rouleau (vous pouvez en prendre plusieurs) et dirigez-vous vers les personnes chargées du découpage. Inutile d'avoir fait Japonais niveau 40, indiquez juste sur vos doigts le nombre de mètres voulus. Au pire des cas les japonais utilisent les cm comme nous, inscrivez donc le nombre de centimètres ou mètres sur un papier ou votre smartphone. Ils vont coupez le tissus, le plier et vous remettre une petite étiquette en carton à donner en caisse.
  • Attention ! Il y a une caisse par étage, il faut donc payer le produit à l'étage où vous l'avez acheté (oui c'est con). Donc si vous achetez des choses au quatre étages vous devrez passer à la caisse quatre fois...

Juste en sortant de Tomato, en face, se trouve un petit magasin de tissus. Sa particularité est de vendre des chutes de tissus, tout de suite à gauche en entrant. Des morceaux de 50 x 50 cm, idéals si vous ne souhaitez pas acheter 1m de tissus. Et, pour les fans de patchwork ou de scrapbooking, des "mini-mini" chutes. Certaines ne font qu'une dizaine de centimètres. Le tout emballé soigneusement dans des petites pochettes plastiques et étiquetées avec leur prix (10 yens, 20 yens, 30 yens...).
Pas mal pour mettre dans un carnet de voyage (clin d’œil appuyé).




Et juste à côté se trouve le magasin de kimono d'occasions Tansu-ya. Si vous n'avez pas trop le temps de vous faire TOUTES les friperies de la rue c'est, je trouve, une bonne adresse. Leurs kimono sont en excellent état et on en trouve des pas chers. C'est de là que vient mon haori noir 羽織 (type de veste de kimono). J'ai même failli repartir avec un tomesode 留袖 (kimono de femme mariée) avant de me raisonner et de me dire que je n'aurais jamais l’occasion de le porter (surtout sans le obi, le sous-kimono...).


Voilà c'est un peu mon triangle d'or.

Quoi rapporter ?

Si vous êtes comme moi et que la couture et vous ça fait 36, voici une petite idée déco super facile à réaliser :

  • Achetez quelques morceaux de tissus japonais de 50 cm de côté (ça suffit).
  • Une fois revenu en France procurez-vous des tambours à broder en bois (ça ne coûte pas grand chose).
  • Prenez-en 4 ou 5 de différentes tailles. 
  • Tendez bien le tissus dedans, serrez bien le tambour.
  • Coupez l’excédent de tissu.
  • Un clou et tadam !

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Comment se rendre sur place ?

Rien de plus simple :
Descendez à la station Nippori. Prenez ensuite la sortie Est, le début de la rue des tissus est à 400m à pied.