Je me suis rendue compte que je n'avais jamais mis ce dessin sur le blog et que peut être certains d'entre vous ne me suivent pas sur les réseaux sociaux. Voilà donc qui est chose faite.
Je ne suis pas très active en ce moment mais je travaille dès que j'ai une minute de libre sur le nouveau design du blog. J'espère qu'il vous plaira (^^)

J'avais aussi fait une version en anglais de cette note.

Quand ça veut pas, ça veut pas...

Retour en 2013...


Aku et moi avons décidé de retourner au Japon et j'élabore le programme. Dans la liste de ce que nous souhaitons faire se trouve La maison de Satsuki et Mei du film de Hayao Miazaki, Mon voisin Totoro.
J'en avais entendu parler via le blog de Martin Hsu, un illustrateur qui avait pu se rendre là-bas. Son article m'avait bien fait rêver.

Ça avait été assez compliqué de trouver des informations sur où se situait la fameuse maison. Il faut savoir que maintenant elle est assez connue, surtout depuis le buzz de l'annonce de la construction du parc Ghibli prévu pour 2020, mais en 2013 c'était une autre histoire.
Bref on trouve, c'est dans la banlieue de Nagoya au Aichi Expo Memorial Park. C'est parfait, nous ferons le château d'Inuyama le matin et la maison l'après-midi.
Pour se rendre au Aichi Expo Memorial Park l'endroit où se trouve la maison, il faut prendre la ligne Linimo, qui est le seul train à lévitation magnétique du Japon (en tout cas c'est  ce qui est dit sur leur site).
 
Futur Parc Ghibli qu'en est-il vraiment ?

Alors effectivement il semble qu'un accord est été convenu entre Hideaki Ōmura l'actuel gouverneur de la préfecture d'Aichi et le Studio Ghibli. Mais ! Ce sera un petit parc, rien à voir avec un Disneyland. Suite à un fan-art de l'artiste Takumi, montrant un parc Ghibli à la Disney tout le monde s'est enflammé comme pas possible. Les japonais ont fait pareil, ils voyaient déjà le château de Caliostro en guise de château de la Belle au bois dormant.

Mais le projet c'est vu ramasser un retour de bâton sur Twitter. Le hashtag #こんなジブリパークは嫌だ signifiant en gros "Je ne veux pas de ce parc Ghibli" à commencé à fleurir et être relayé. En effet le Aichi Expo Memorial Park est très boisé. Hors ça la fout un peu mal de la part d'un studio qui prône l'écologie et le respect de la nature de tout raser pour faire un gros truc touristique et pompe à fric.

Le parc serait donc quelque chose de plus petit et surtout serait concentré sur l'imagerie de Mon voisin Totoro. Et il ne faut pas oublier que Ghibli ne roule pas vraiment sur l'or. Rien à voir avec Disney. D'ailleurs en 2014 ils s'étaient remis à créer des publicités vu que les longs métrages ne marchaient pas fort. Bon certes la préfecture d'Aichi apporterai une bonne part des subventions.

Vers 14h30 en route pour le parc. La balade est plutôt sympa jusqu'à ce qu'on se goure d'arrêt. Au lieu de descendre à la station Ai-Chikyuhaku-Kinen-Koen, nous descendons  à celle d'avant, la Koen-Nishi. Et nous voilà parties en balade dans la campagne avant de nous rendre compte que non vraiment il y a un problème.


Demi-tour, reprise du train, pour arriver à la bonne station. Le Aichi Expo Memorial Park est immense et on trottine pour faire le petit kilomètre de marche, cherchant les panneaux qui indiquent la direction de la maison.

Enfin nous arrivons en vue du guichet pour nous entendre dire... Que c'est fermé. Il était 16 h et la maison fermait tout juste ses portes. C'était fini, nada et tant pis si tu venais de l'autre bout du monde pour la voir. Je vous laisse imaginer notre état...



En 2017...


Nous sommes le 19 mars et je décide de quitter Kyôto où j'ai passé quelques jours. Sur mon programme je devais partir vers midi, mais ayant fini ce que je voulais faire sur place et je décide de partir tôt le matin pour rejoindre Ise ma prochaine destination.

Comme je ne voyage qu'en lignes Japan Rail, le monsieur de la gare de Kyôto me conseille de passer par Nagoya pour profiter du Shinkansen, puis de la ligne JR Rapid Mie. J'en aurais pour deux heures et demie à tout péter.


Mais en arrivant en vue de Nagoya une idée me vient. Et si je retournais à la maison de Satsuki et Mei ? J'ai du temps, je connais le chemin et je n'ai rien prévu sur Ise pour aujourd'hui. Ni une, ni deux, je pose Suutsu-chan (ma valise) à la consigne de la gare de Nagoya et me voilà partie.
Le trajet se passe bien, je descend à la bonne station, arrivée au parc je décide de prendre la navette gratuite qui le parcours au lieu d'y aller à pied cette fois. Il fait beau, je suis toute contente.

J'arrive au guichet avec un large sourire et je demande une place adulte.

Sauf que... Sauf que depuis 2013, la maison a tellement de succès qu'il faut maintenant réserver ses places à l'avance. Comme pour le musée Ghibli de Tokyo, on réserve via une borne dans les konbini ou sur internet.


Alors j'ai ramassé mes dents et je suis repartie. J'ai refait le même chemin que j'avais fait 4 ans plus tôt. J'ai repris une bouteille de CC Lemon pour me remonter le moral au même distributeur qu'il y a 4 ans. Je suis retournée à Nagoya en essayant de pas trop penser à l'argent perdu avec cet aller-retour pour rien et le prix de la consigne de Suutsu-chan.

Quand ça veut pas, ça veut pas...

Comment se rendre sur place ?


 Depuis la gare principale de Nagoya prenez la Higashiyama Line jusqu'à Fujigaoka Sation. Là prenez la Linimo jusqu'à l’arrêt Ai-Chikyuhaku-Kinen-Koen, vous en aurez pour 50 minutes à peu près.

Une fois au parc soit vous vous rendez à la maison à pied (une petite vingtaine de minutes). Soit vous prenez la navette gratuite, très mignonne mais horriblement lente.


Les visites :

La maison est fermée tous les lundi, sauf pendant les vacances d'été et d'hivers. Elle est aussi fermée du 29 décembre au premier janvier.
La visite dure 30 minutes, 15 minutes à l'extérieur et 15 minutes à l'intérieur. Les photos sont permises à l'extérieur mais interdites depuis à l'intérieur, par contre vous pouvez toucher à tout, ouvrir les placards et les tiroirs. Chaques détails du film est reproduit à la perfection, jusqu'au vêtements des filles dans le film rangés dans les commodes.
Il y a 14 plages de visites pendant les week-end et les vacances. Et 8 plages pendant les jours de semaine. Je vous préviens c'est 50 personnes par plage donc pour vous immerger dans l'ambiance il faudra faire un sacré effort d'imagination. Fuyez comme la peste les périodes très touristiques ou de vacances scolaires et week-ends.

L'achat des tickets :

Le prix est 510 yens pour un adulte et 200 yens pour les enfants de moins de 15 ans et gratuit pour les moins de 4 ans.

Vous pouvez tenter d'acheter votre billet sur place au guichet. Parfois certaines plages horaires ne sont pas pleines. Mais vous serez peut être là à 10h le matin et on vous proposera une place à 16h pour la dernière visite. C'est au petit bonheur. Mais en période absolument pas touristique ça peut peut être marcher.

Le tickets peuvent être achetés dans les konbini Lawson ou Mini-stop, sur des bornes donc. Ou sur internet via la boutique en ligne HMV, je vous préviens c'est tout en japonais.




Pourquoi je suis allée là-bas ?

Si vous ouvrez un guide de Tokyo, le chapitre consacré au quartier de Nippori risque d'être bien maigre. C'est simple dans mes deux guides du Japon pas une ligne sur le quartier, il faut dire qu'à une station d'Ueno par la Yamanote Line, il y a de quoi rester dans l'ombre.

C'est ma copine Titou qui en 2013 juste avant ma venue au Japon m'avait lâchée au détour d'une conversation : "Tu sais que Nippori c'est le quartier des tissus. On en trouve plein là-bas."


Mes talents de couturière proches du -1000 font que je ne cours pas particulièrement les magasins de tissus. Mais les motifs japonais ça c'est ma grande passion. Et des motifs japonais il y en a sur le papier ET sur les tissus.

Me voilà donc en 2013 à faire un saut rapide par Nippori pour acheter deux ou trois chiffons et repartir aussi vite. J'ai donc décidé en 2017 d'y retourner, résolue cette fois ci à faire TOUT le tour des magasins de ce que les japonais appellent la "Nippori Sen-i Gai / Fabric Town", la ville des tissus.

Ce qu'il y a à voir ?

La "rue" des tissus s'étale sur à peu près 1 km et l'association de quartier annonce à peu près 90 magasins allant du marchand au mètre jusqu'à la friperie.


Et la Fabric Town porte bien son nom, ici vous dénicherez tout ce qui touche aux textiles. En plus des magasins de gros, il y a les merceries de toutes sortes où vous trouverez bouton, ruban, fil, boucle de ceinture, de sac, morceau de cuir... et même des magasins de machines à coudre.

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Quand on pousse un peu plus loin dans la rue on tombe sur les magasins de kimono d'occasion. Là il faut fouiller et essayer. On trouve du yukata, du tomesode, du iromuji, etc... Les prix varient. Certains sont tachés donc à des prix dérisoires, d'autres en meilleur état. Mais vous pouvez facilement repartir avec un kimono ou un yukata pour 1000 yens (environ 8€50)... qui sentira peut être un peu la mamie...

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Mon avis

À moins d'être une couturière hardcore, ce n'est peut être pas la peine de faire toute la rue. Je vous conseille d'aller directement à Tomato, LE magasin de tissus et plus précisément au Tomato honkan, le magasin principal. Sur 4 étages vous trouverez forcément votre bonheur.

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Comment ça se passe à Tomato ?

  • Les tissus sont exposés par rouleaux. Le prix indiqué dessus est en général le prix (hors taxes) pour 112cm. Mais ça peut varier. En tout cas le prix à la longueur est toujours indiqué.
  • Choisissez votre rouleau (vous pouvez en prendre plusieurs) et dirigez-vous vers les personnes chargées du découpage. Inutile d'avoir fait Japonais niveau 40, indiquez juste sur vos doigts le nombre de mètres voulus. Au pire des cas les japonais utilisent les cm comme nous, inscrivez donc le nombre de centimètres ou mètres sur un papier ou votre smartphone. Ils vont coupez le tissus, le plier et vous remettre une petite étiquette en carton à donner en caisse.
  • Attention ! Il y a une caisse par étage, il faut donc payer le produit à l'étage où vous l'avez acheté (oui c'est con). Donc si vous achetez des choses au quatre étages vous devrez passer à la caisse quatre fois...

Juste en sortant de Tomato, en face, se trouve un petit magasin de tissus. Sa particularité est de vendre des chutes de tissus, tout de suite à gauche en entrant. Des morceaux de 50 x 50 cm, idéals si vous ne souhaitez pas acheter 1m de tissus. Et, pour les fans de patchwork ou de scrapbooking, des "mini-mini" chutes. Certaines ne font qu'une dizaine de centimètres. Le tout emballé soigneusement dans des petites pochettes plastiques et étiquetées avec leur prix (10 yens, 20 yens, 30 yens...).
Pas mal pour mettre dans un carnet de voyage (clin d’œil appuyé).




Et juste à côté se trouve le magasin de kimono d'occasions Tansu-ya. Si vous n'avez pas trop le temps de vous faire TOUTES les friperies de la rue c'est, je trouve, une bonne adresse. Leurs kimono sont en excellent état et on en trouve des pas chers. C'est de là que vient mon haori noir 羽織 (type de veste de kimono). J'ai même failli repartir avec un tomesode 留袖 (kimono de femme mariée) avant de me raisonner et de me dire que je n'aurais jamais l’occasion de le porter (surtout sans le obi, le sous-kimono...).


Voilà c'est un peu mon triangle d'or.

Quoi rapporter ?

Si vous êtes comme moi et que la couture et vous ça fait 36, voici une petite idée déco super facile à réaliser :

  • Achetez quelques morceaux de tissus japonais de 50 cm de côté (ça suffit).
  • Une fois revenu en France procurez-vous des tambours à broder en bois (ça ne coûte pas grand chose).
  • Prenez-en 4 ou 5 de différentes tailles. 
  • Tendez bien le tissus dedans, serrez bien le tambour.
  • Coupez l’excédent de tissu.
  • Un clou et tadam !

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Comment se rendre sur place ?

Rien de plus simple :
Descendez à la station Nippori. Prenez ensuite la sortie Est, le début de la rue des tissus est à 400m à pied.

Whouaa que cet article aura été dur à écrire. J'y suis vraiment allée à reculons, me trouvant toutes les excuses du monde pour reporter. Pas car je ne savais pas quoi écrire, mais plutôt parce que j'avais TROP à écrire. Que dire ? Par quoi commencer ?

Bon déjà, oui je suis bien rentrée. Je n'ai pas eu à subir le décalage horaire vu que le jet lag est un état qui m'est totalement étranger, dans un sens comme dans l'autre. Je suis fatiguée car je ne dors pas dans l'avion mais, après une nuit normale, tout rentre dans l'ordre.

Là j'ai eu surtout un contrecoup de toute la fatigue que j'ai accumulée pendant les cinq semaines de voyage. Parce qu'entre les départs à 6h00 du matin et les kilomètres parcourus, j'étais parfois un peu éteinte, surtout les derniers jours.


Alors bilan de ce séjour :

1) Les photos

Je partais déjà pour me constituer une banque d'image qui me permettrait d'illustrer au mieux les prochaines notes à venir. J'ai fait ce que j'ai pu, sachant que je ne sais pas vraiment les prochains objets que je vais traiter. Mais ça m'a aussi permis de prendre des photos afin d'enrichir aussi les anciennes notes, donc il se peut que, parfois, vous revoyez passer une vieille note mais avec de nouvelles photos.



2) Les lieux visités

Ce séjour a aussi été l'occasion pour moi de visiter des lieux que je souhaitais voir depuis plus ou moins longtemps. Soit car ils ont un rapport avec mes notes de blog, car c'est toujours agréable de voir « en vrai » ce sur quoi on a passé de longues heures à travailler ; soit parce que quelque chose m'a interpellée dans ce lieux. Ça m'a permis de me constituer une petite liste pour les futurs articles « tourisme » que je souhaitais mettre en place, de lieux très connu ou un peu moins. En tout cas ce sera totalement subjectif.



3) Les rencontres

Comme je m'y attendais, ce fut le plus compliqué. Déjà parce que je ne parle pas japonais, donc ça n'aide pas. Pourtant j'ai réussi à rencontrer des gens et à me faire quelques contacts pour de futurs objets. La plupart du temps, ça c'est fait par hasard et c'est ce qui a été le plus fou quand j'y pense.



4) Les copains

Ça, ce fut le plus agréable et le plus difficile en même temps. Par un hasard du planning j'ai enchaîné les retrouvailles et les rencontres dans la seconde partie de mon séjour, à tel point que j'avais l'impression d'être une patate chaude que tout le monde se refilait.


Au moment des adieux c'est toujours dur de se dire que des gens avec qui on a passé de si bons moments sont en fait à l'autre bout du monde et qu'on ne sait pas vraiment quand on pourra se revoir, que ça ne se compte pas en semaines, ni en mois mais plutôt en années (après tout mon dernier voyage au Japon date d'il y a 4 ans, et celui d'avant 8 ans). Je sais bien qu'il y a les réseaux sociaux mais c'est pas pareil que de discuter autour d'une bière ou de trempouiller dans un sento.



5) Voyager seule

Je suis la preuve vivante qu'on peut se rendre dans le trou du cul du Japon seule et en parlant 3 mots de japonais et en revenir.
Bon, plus sérieusement, je prenais pas trop de risques en partant seule au Japon qui, avec l'Islande, la Suisse et quelques autres, doit être l’un des endroit les plus sûrs pour une femme qui voyage seule.Le truc qui m'a le plus marqué, c'est le nombre de personnes qui m'ont proposé de me prendre en photo. Comme ça, spontanément. Ils voyaient que je voyageais seule et du coup me demandaient si je voulais une photo de moi devant tel ou tel truc touristique (ne demandez pas les photos, moi, quand je suis en mode backpacker c'est vraiiiiment pas beau à voir...)

Le point le plus positif est la liberté du programme que ça offre, liberté de choisir quand on part, quand on mange, etc...
Le point le plus négatif, c'est le manque de courage que l'on peut avoir dans certains cas, on ose peut-être moins de trucs, c'est encore plus flagrant quand on n’a pas la langue.


Alors ne vous imaginez pas un truc de fou. L'exemple le plus flagrant, c'était pour les repas. Ne parlant pas japonais et étant seule, j'ai plutôt privilégié les restaurants « accessibles » qui avaient des photos des plats ou des plats en plastique. Je suis devenue très forte au jeu du « Je prends le truc en photo et je le montre à l'intérieur ».
Très souvent, je n'ai pas osé rentrer dans un resto parce que le menu n'était pas clair ou j'arrivais pas à savoir s'il était ouvert ou pas.
Alors je sais vous me direz « Mais il y a Google trad ! Et puis tu sais dessiner ! » Sauf que t'as pas toujours prévu de passer 2h dans un resto à traduire tout le menu et que, si ça se trouve, t'es tombé dans un resto qui sert que des plats que tu détestes. Voilà, c'est de ce genre de manque de courage dont je parle.


6) La suite

Je vais donc revenir bientôt avec des articles de blog. On me pose beaucoup de questions pour savoir si je vais raconter mon périple ou les aventures de ma valise en dessin, la réponse est non. Je suis désolée mais je ne peux pas continuer les articles sur les objets japonais et EN PLUS dessiner les lieux que j'ai visités et mes anecdotes de voyage. C'est beaucoup trop LONG ! Dessiner prend du temps, que je prends sur mon temps libre. Par exemple pour la note sur les Akita-inuet Hachiko il m'a fallu 2 mois (juste pour la dessiner). Je ne peux hélas pas dessiner pour le blog h24, je dois travailler pour vivre.


Donc je vais essayer de continuer sur le modèle 2 notes écrites + photos avec une note dessinée par mois pour pouvoir vous proposer plus de contenu. Je sais que, pour certains d'entre vous, ça ne vous dérange pas d'attenter 1 mois pour avoir une note mais, voilà, la réalité du web et des blogs étant ce qu'elle est, je me dois d'être active si je veux sortir des limbes de l'anonymat.

Je voulais aussi remercier tout ceux qui m'ont suivi sur les réseaux sociaux, je vois que vous avez beaucoup aimé les aventures de Suutsu-chan (ma valise), si j'avais su que ce serait aussi simple... Et aussi ceux qui ont suivi mes stories sur intagram, vous n'étiez pas très nombreux mais supers actifs c'était un plaisir d'échanger avec vous (^^).


Retour de voyage

by on 17:50
Whouaa que cet article aura été dur à écrire. J'y suis vraiment allée à reculons, me trouvant toutes les excuses du monde pour reporter...
















Voilà une note qui a encore plus un goût de Japon puisque c'est ma première note postée du Japon (^_^). Actuellement je finis la mise en forme dans le shinkansen qui m'emmène à Nagano.

Cette note a été faite en partenariat avec mon amie Zoé : Les carnets de Zoé, heureuse propriétaire de Kam dont vous pouvez suivre les aventures ici : Kam the Akita.

Si vous voulez en savoir plus sur les Akita, vous pouvez consulter la chaine youtube Akita the real life. Ou le blog de Seika, le magnifique Akita roux dont je vous ai mis des photos de beau gosse. Ce chien est un top modèle, on dirait qu'il pose tout le temps.
Pour en savoir plus sur les maladies de l'Akita vous pouvez aussi consulter le site de l'Akita sans tabou.

Et enfin le site de l'élevage de Shouka et bien sûr le site de l'association et le refuge pour les Akita et les chiens japonais : Akita Home !

Pour ce qui est d'Hachiko, pour ceux qui parlent japonais, un reportage TV sur sa vie (c'est filmé sur un écran donc pas top niveau image mais on apprend des choses et y a un bout de film où on voit le vrai Hachiko). Et si vous voulez avoir les yeux humides, sachez que le film Hachiko monogatari est trouvable en sous-titré anglais sur Dailymotion.

Voilà, pour ceux qui ne le sauraient pas je suis au Japon en ce moment et pour un bon mois. Vous pouvez suivre mes aventures sur les réseaux sociaux :
Facebook, Twitter et Instagram.
J'essaye d'être le plus active possible.

Et bien sûr si cette note vous à plu, n'hésitez pas à la partager, c'est important (^_^)b