Avant mon séjour en mars 2017, j'avais fait un petit article sur les hébergements au Japon et ma façon de procéder. De retour je prends enfin le temps de vous faire un vrai article sur le sujet pour vous parler de mes expériences en espérant que cela puisse vous aider.


Si je vous dis Asakusa, vous allez sûrement me parler du Sensō-ji et de son allée de petites boutiques à souvenirs, les grandes stars de ce quartier. Pourtant, à 10 minutes à pied de là se trouve la rue Kappabashi, le paradis pour ceux qui voudraient remplir leurs placards de cuisine.


Porter un kimono est quelque chose que je voulais faire depuis bien longtemps. Mais lors de mon premier séjour au Japon en 2009, je ne savais pas que c'était possible. Pour moi louer un kimono était réservé aux Japonais et uniquement pour de grandes occasions (cérémonie au temple, mariage...) Il faut dire aussi qu'il y avait beaucoup moins de magasins de rental kimono (kimono à louer) que maintenant. Bien sûr, il y en avait, mais ils n'étaient que peu destinés aux touristes.

Pourquoi je suis allée là-bas ?


Je ne me souviens plus comment j'ai entendu parler de Narai. J'avais sans doute vu passer une photo de cette petite ville et j'étais tombée sous le charme de ses bâtiments de l'époque Edo. Narai est une des onze stations du Kisoji, l'ancienne route de commerce de la vallée de Kiso. Et en bonne fan d'architecture traditionnelle j'avais donc mis Narai sur ma liste des "Must see".


Au moment d'élaborer mon parcours, je souhaitais rallier Matsumoto à Nagoya, et Narai se trouve être sur une des lignes de train reliant ces deux villes, je décidais donc d'en faire une étape et d'y passer la nuit.



Quand ça veut pas, ça veut pas...

Retour en 2013...


Aku et moi avons décidé de retourner au Japon et j'élabore le programme. Dans la liste de ce que nous souhaitons faire se trouve La maison de Satsuki et Mei du film de Hayao Miazaki, Mon voisin Totoro.
J'en avais entendu parler via le blog de Martin Hsu, un illustrateur qui avait pu se rendre là-bas. Son article m'avait bien fait rêver.

Ça avait été assez compliqué de trouver des informations sur où se situait la fameuse maison. Il faut savoir que maintenant elle est assez connue, surtout depuis le buzz de l'annonce de la construction du parc Ghibli prévu pour 2020, mais en 2013 c'était une autre histoire.
Bref on trouve, c'est dans la banlieue de Nagoya au Aichi Expo Memorial Park. C'est parfait, nous ferons le château d'Inuyama le matin et la maison l'après-midi.
Pour se rendre au Aichi Expo Memorial Park l'endroit où se trouve la maison, il faut prendre la ligne Linimo, qui est le seul train à lévitation magnétique du Japon (en tout cas c'est  ce qui est dit sur leur site).
 

Pourquoi je suis allée là-bas ?

Si vous ouvrez un guide de Tokyo, le chapitre consacré au quartier de Nippori risque d'être bien maigre. C'est simple dans mes deux guides du Japon pas une ligne sur le quartier, il faut dire qu'à une station d'Ueno par la Yamanote Line, il y a de quoi rester dans l'ombre.

C'est ma copine Titou qui en 2013 juste avant ma venue au Japon m'avait lâchée au détour d'une conversation : "Tu sais que Nippori c'est le quartier des tissus. On en trouve plein là-bas."



Whouaa que cet article aura été dur à écrire. J'y suis vraiment allée à reculons, me trouvant toutes les excuses du monde pour reporter. Pas car je ne savais pas quoi écrire, mais plutôt parce que j'avais TROP à écrire. Que dire ? Par quoi commencer ?

Bon déjà, oui je suis bien rentrée. Je n'ai pas eu à subir le décalage horaire vu que le jet lag est un état qui m'est totalement étranger, dans un sens comme dans l'autre. Je suis fatiguée car je ne dors pas dans l'avion mais, après une nuit normale, tout rentre dans l'ordre.

Là j'ai eu surtout un contrecoup de toute la fatigue que j'ai accumulée pendant les cinq semaines de voyage. Parce qu'entre les départs à 6h00 du matin et les kilomètres parcourus, j'étais parfois un peu éteinte, surtout les derniers jours.


Alors bilan de ce séjour :

1) Les photos

Je partais déjà pour me constituer une banque d'image qui me permettrait d'illustrer au mieux les prochaines notes à venir. J'ai fait ce que j'ai pu, sachant que je ne sais pas vraiment les prochains objets que je vais traiter. Mais ça m'a aussi permis de prendre des photos afin d'enrichir aussi les anciennes notes, donc il se peut que, parfois, vous revoyez passer une vieille note mais avec de nouvelles photos.



2) Les lieux visités

Ce séjour a aussi été l'occasion pour moi de visiter des lieux que je souhaitais voir depuis plus ou moins longtemps. Soit car ils ont un rapport avec mes notes de blog, car c'est toujours agréable de voir « en vrai » ce sur quoi on a passé de longues heures à travailler ; soit parce que quelque chose m'a interpellée dans ce lieux. Ça m'a permis de me constituer une petite liste pour les futurs articles « tourisme » que je souhaitais mettre en place, de lieux très connu ou un peu moins. En tout cas ce sera totalement subjectif.



3) Les rencontres

Comme je m'y attendais, ce fut le plus compliqué. Déjà parce que je ne parle pas japonais, donc ça n'aide pas. Pourtant j'ai réussi à rencontrer des gens et à me faire quelques contacts pour de futurs objets. La plupart du temps, ça c'est fait par hasard et c'est ce qui a été le plus fou quand j'y pense.



4) Les copains

Ça, ce fut le plus agréable et le plus difficile en même temps. Par un hasard du planning j'ai enchaîné les retrouvailles et les rencontres dans la seconde partie de mon séjour, à tel point que j'avais l'impression d'être une patate chaude que tout le monde se refilait.


Au moment des adieux c'est toujours dur de se dire que des gens avec qui on a passé de si bons moments sont en fait à l'autre bout du monde et qu'on ne sait pas vraiment quand on pourra se revoir, que ça ne se compte pas en semaines, ni en mois mais plutôt en années (après tout mon dernier voyage au Japon date d'il y a 4 ans, et celui d'avant 8 ans). Je sais bien qu'il y a les réseaux sociaux mais c'est pas pareil que de discuter autour d'une bière ou de trempouiller dans un sento.



5) Voyager seule

Je suis la preuve vivante qu'on peut se rendre dans le trou du cul du Japon seule et en parlant 3 mots de japonais et en revenir.
Bon, plus sérieusement, je prenais pas trop de risques en partant seule au Japon qui, avec l'Islande, la Suisse et quelques autres, doit être l’un des endroit les plus sûrs pour une femme qui voyage seule.Le truc qui m'a le plus marqué, c'est le nombre de personnes qui m'ont proposé de me prendre en photo. Comme ça, spontanément. Ils voyaient que je voyageais seule et du coup me demandaient si je voulais une photo de moi devant tel ou tel truc touristique (ne demandez pas les photos, moi, quand je suis en mode backpacker c'est vraiiiiment pas beau à voir...)

Le point le plus positif est la liberté du programme que ça offre, liberté de choisir quand on part, quand on mange, etc...
Le point le plus négatif, c'est le manque de courage que l'on peut avoir dans certains cas, on ose peut-être moins de trucs, c'est encore plus flagrant quand on n’a pas la langue.


Alors ne vous imaginez pas un truc de fou. L'exemple le plus flagrant, c'était pour les repas. Ne parlant pas japonais et étant seule, j'ai plutôt privilégié les restaurants « accessibles » qui avaient des photos des plats ou des plats en plastique. Je suis devenue très forte au jeu du « Je prends le truc en photo et je le montre à l'intérieur ».
Très souvent, je n'ai pas osé rentrer dans un resto parce que le menu n'était pas clair ou j'arrivais pas à savoir s'il était ouvert ou pas.
Alors je sais vous me direz « Mais il y a Google trad ! Et puis tu sais dessiner ! » Sauf que t'as pas toujours prévu de passer 2h dans un resto à traduire tout le menu et que, si ça se trouve, t'es tombé dans un resto qui sert que des plats que tu détestes. Voilà, c'est de ce genre de manque de courage dont je parle.


6) La suite

Je vais donc revenir bientôt avec des articles de blog. On me pose beaucoup de questions pour savoir si je vais raconter mon périple ou les aventures de ma valise en dessin, la réponse est non. Je suis désolée mais je ne peux pas continuer les articles sur les objets japonais et EN PLUS dessiner les lieux que j'ai visités et mes anecdotes de voyage. C'est beaucoup trop LONG ! Dessiner prend du temps, que je prends sur mon temps libre. Par exemple pour la note sur les Akita-inuet Hachiko il m'a fallu 2 mois (juste pour la dessiner). Je ne peux hélas pas dessiner pour le blog h24, je dois travailler pour vivre.


Donc je vais essayer de continuer sur le modèle 2 notes écrites + photos avec une note dessinée par mois pour pouvoir vous proposer plus de contenu. Je sais que, pour certains d'entre vous, ça ne vous dérange pas d'attenter 1 mois pour avoir une note mais, voilà, la réalité du web et des blogs étant ce qu'elle est, je me dois d'être active si je veux sortir des limbes de l'anonymat.

Je voulais aussi remercier tout ceux qui m'ont suivi sur les réseaux sociaux, je vois que vous avez beaucoup aimé les aventures de Suutsu-chan (ma valise), si j'avais su que ce serait aussi simple... Et aussi ceux qui ont suivi mes stories sur intagram, vous n'étiez pas très nombreux mais supers actifs c'était un plaisir d'échanger avec vous (^^).


Retour de voyage

by on 17:50
Whouaa que cet article aura été dur à écrire. J'y suis vraiment allée à reculons, me trouvant toutes les excuses du monde pour reporter...


Avant de partir j'installe quelques applications sur mon téléphone. J'ai commandé un pocket wifi, je serai donc toujours connectée.

Google Map
Ben oui comment s'en passer. Pour créer des itinéraire, se repérer partout, trouver un resto, un sento, un temple. Fonctionne avec le GPS très utile même lorsque vous n'êtes pas connecté, il suffit de télécharger les cartes, ce qu'il appelle les "zones hors connexion".


Google Traduction
Pourquoi cette application est EXTRÊMEMENT pratique.
Certes la traduction japonais / français n'est pas encore 100% parfaite mais :
- La fonction appareil photo. Vous prenez une photo de kanji et il fait une reconnaissance puis traduit.
- Tracer le kanji. Si la fonction appareil photo ne fonctionne pas, vous pouvez dessiner le caractère avec le doigt. Il reconnait les hiragana, les katakana, les kanji et vous n'êtes pas obligé de connaitre l'ordre dans lequel tracer les traits !!! Contrairement à tous ces pseudo "Kanji recognizer", si vous vous plantez dans l'ordre des traits, ben non, il reconnait pas, Rhaaaa ! (Vous la sentez la frustration ?)
- On peut même télécharger la langue pour pouvoir faire la traduction lorsque l'on est pas connecté.


Visa - En voyage
 Si comme moi vous avez une carte Visa, cette application est bien utile. Notamment pour trouver (via géolocalisation) où est le distributeur le plus proche de vous qui va accepter votre carte. On peut aussi avoir des info sur le dit distributeur (24h/24h, horaires, accès handicapé, support audio...) L'application embarque aussi un convertisseur de devises.

Hyperdia
 J'en ai parlé pour calculer les trajets en trains. Hyperdia est aussi disponible en application pour toujours pouvoir calculer un itinéraire.


Yurekuru Call
 Pour être informé en cas de séisme, une alerte se d’éclenche. Parce qu'on est jamais trop prudent.


Le japonais facile
C'est l'appli de phrases toutes faites en japonais que j'ai trouvé la plus pertinente. Elle présente une série de phrase pour le "voyageur basic" qui sont regroupées par catégories : salutations, phrases de directions, manger, tourisme, shopping, urgence et hébergement. Les phrases sont utiles et simples, ça ne sert à rien de poser des questions compliquées en japonais surtout si au final vous pouvez pas comprendre la réponse. Et ça vous épargne la catégorie "drague" que l'on retrouve dans TOUTES les foutues applications de phrases toute faites ! (*face palm*)

Takoboto
 Un dictionnaire japonais / anglais, ça peut servir pour copier coller un kanji.


Line
Application de messagerie instantanée et d'appels gratuits par internet comme Skype. Si vous avez des contacts sur place ils sont très certainement sur Line et peut être plus réactif dessus que sur la messagerie Facebook ou Twitter.


L'application de votre réservation d'hôtel 
Comme je vous l'ai dit, je passe par Booking et Jalan. J'ai donc installé les applications qui leurs sont associée pour avoir mes réservations dans ma poche.

Toutes les applications que je vous ai présenté sont sur android. Je dois juste vous parler d'encore une...

Imiwa
Ah Imiwa ! Imiwa ne fonctionne QUE sur iphone. Et c'est une grande perte tant cette application gratuite est un bien pour l'humanité. C'est un dictionnaire très très complet avec aussi un système de traduction/décomposition des phrases. Je m'en sert constamment pour le blog et c'est l'unique raison qui fait que je garde mon vieil iphone, uniquement pour faire tourner Imiwa.

Dans la prochaine note on parlera de valises.
Ah le carnet de voyage !


Vous en avez tous vu/lu, ça fait rêver ce souvenir de voyage unique que l'on conservera jusqu'à la fin.
Et bien laissez-moi vous dire une chose... C'EST SUPER DUR À FAIRE !!!

Alors entendons-nous bien. Je vous parle pas du carnet de voyage que vous ferez bien tranquille en rentrant à la maison, en compilant vos photos et en triant la myriade de paplars que vous allez rapporter parce que "Non ! On peut pas jeter cette pub c'est écrit EN JAPONAIS dessus !" (que celui qui n'a jamais fait ça me jette le premier onigiri).


Non je vous parle du carnet de voyage que vous vous êtes imaginé pouvoir faire PENDANT le voyage ! 


Et là ça se complique un peu plus. Parce que écrire et dessiner ben... ça prend du temps ! (Bien sûr il existe les surdoués qui avec deux traits sur le coin d'une table vont te pondre le plafond de la chapelle sixtine, mais c'est une autre histoire).

Moi j'ai testé tous les styles de carnets de voyages.

Premier voyage au Japon : Le carnet entièrement écrit jour par jour. Résultat, j'avais toujours deux jours de retard et chaque minute de pause était mise à contribution.


Voyage en Corée du Sud : Le carnet mixte entre dessin et écrit. Résultat, c'est encore pire, encore plus long et vers la fin c'était plus que de l'écrit et je l'ai jamais fini.


Voyage en Italie : Le carnet entièrement dessiné. Résultat, jamais fini non plus. Juste quelques pages finies en noirs et le reste à l’état de croquis illisibles.


Voyage en Norvège : Le carnet où j'ai laissé tomber, parce qu'en plus on se déplaçait en voiture et étant la conductrice je n'avais jamais le temps de me poser. Résultat, deux ans après j'ai collé tout ce que j'avais rapporté de Norvège dedans et basta.


À partir de là, vous voyez plus trop où je veux en venir. Et bien vous vous souvenez de mes plannings millimétrés ? Et bien je vais tout reporter sur un carnet qui va me suivre tout le voyage.

J'inscris dedans :

- Mon planning (dans un joli tableau, histoire de bien voir où j'en suis).
- Les adresses, numéro de téléphones et infos diverses des différents hôtel où je loge.
- Les horaires de bus ou de trains.
- J'imprime quelques plans google map dans le cas où je n'ai pas de wifi.
- Les horaires des magasins, temples, musée, resto où je veux aller.
- Les contacts des gens que vous pouvez retrouver sur place.
- La liste des adresses des gens à qui je vais envoyer des cartes postales.
- LA LISTE DES TRUCS À ACHETER !


Voilà, vous n'êtes pas encore parti et vous avez déjà un souvenir de voyage (^^) et en plus vous avez tout à portée de main.

Maintenant il reste plus qu'à le remplir au fur et à mesure.

Mes conseils :

- Restez simple. Inutile d'en écrire des tartines, vous n'aurez pas le temps. Notez les trucs marquants.
- Emportez du scotch. Du masking tape c'est bien, pour coller dans votre carnet au fur et à mesure les différentes choses récupérées (ticket d'entrée, de transport, de caisse, etc...)
Pourquoi du scotch et pas de la colle ? Parce que certains types de papier ne supportent pas la colle et noircissent. Les petits carrés d'adhésifs pour les photos c'est pas mal aussi.
- Si vous décidez de prendre de l'aquarelle c'est bien de prendre un pinceau réservoir, ça évite de trimbaler de l'eau. Mais toujours dans l'idée de rester simple, les feutres ou les crayons de couleurs c'est bien aussi, facile à transporter. Idem, ne prenez que quelques couleur, inutile de vous trimbaler la boîte de 50.
- Créez une petite pochette à la fin de votre carnet en collant la dernière page à la couverture, c'est idéal pour y glisser des petites choses en attendant de les coller.
- Prenez un ou deux trombones ça peut servir.
- Vous pouvez mettre un élastique autour de votre carnet pour y coincer un stylo-bille quatre couleurs ;)
- Selon moi au-dessus de 11 cm x 17 cm c'est trop grand en dessous de 9 cm x 12 cm c'est trop petit.

Petite chose sympa à faire : Quand vous êtes à l'aéroport en attendant votre vol, passez à la parfumerie. Trouvez un parfum qui vous plait bien et aspergez généreusement un testeur que vous allez placer dans votre carnet. À la fin de votre voyage cette odeur sera associé au pays, comme une petite madeleine de Proust olfactive.

Voilà j'espère que ça vous motivera à vous lancer. Le Japon est idéal pour un carnet de voyage, entre les tampons des gares/lieux touristiques, les purikura, les stickers mignons que l'on trouve de partout, les feuilles d'érable, de ginko ou les fleurs de cerisier à faire sécher dans un carnet.


Dans une prochaine note on parlera des applications à mettre sur son smartphone avant de partir.
Comme je l'ai dit mon planning est fait dans les grandes longueurs. Je vais maintenant vérifier s'il est vraiment réalisable.


Les trajets

Nouvelle feuille de papier ! (Vive le papier de brouillon) Cette fois si je détaille jours par jour. J'essaye de détailler niveau temps pour voir si c'est vraiment faisable.


Combien de temps pour aller du logement à la gare ? Combien de temps pour aller d'une gare à une autre ? Combien de temps pour se rendre vraiment sur place ?
C'est là que je me rends compte que c'est parfois trop juste et que si je veux vraiment profiter je dois rester une nuit sur place ou annuler un autre endroit. Le mot d'ordre est « Toujours prévoir LARGE ». On ne sait pas ce qui peut arriver. On peut se perdre, les trains/bus peuvent avoir du retard. Il est toujours plus confortable de se garder un petit peu de temps pour flâner, faire les boutiques sur place, s'arrêter boire ou manger un morceau, prendre des notes ou dessiner.


J'essaye aussi de noter les horaires de trains. Noter les temps de trajet. De vérifier que ce sont bien des trains Japan Rail (donc gratuit si je prends un JR PASS). Je fais d'abord ça avec Google Map. Puis une fois que c'est bien affiné. Je vérifie avec le site HyperDia. Qui est bien pratique vu qu'on peut choisir de faire un trajet uniquement en JR.


C'est aussi le moment où je vais chercher les horaires de bus. Car certains temples sont perdus dans la montagne. Soit Google me renseigne, en cherchant en japonais le nom de la station de train et le nom du temple. Soit je contacte directement les offices du tourisme locaux pour qu'ils m'informent. Ils sont là pour ça, je leur écris en anglais et jusqu'à présent ils m'ont tous répondu.


Bon ça y est j'ai ma petite liste de choses à voir. Maintenant il va falloir s'y rendre en fonction du moyen de transport sur place.


Pour le Japon j'ai opté pour le train et je suis partie sur l'idée que j'allais prendre des Pass régionaux (on verra que ça changera plus tard). En Norvège on avait loué une voiture, à New York c'était métro et papatte et en Corée du Sud les bus.


Je reprends alors du papier (oui je suis très notes papier), sur une des feuilles je trace un mini planning avec une case pour chaque jour, ça me permet d'avoir toujours sous les yeux un calendrier du voyage. Sur une autre feuille je vais marquer des points qui correspondent à ce que je veux voir et je vais commencer à chercher toujours via Google Map le temps que je mettrais en train pour me déplacer d'un point à un autre.

Je commence ainsi à faire une ébauche du voyage, si je vois que deux lieux sont proches je regarde alors la grosseur des lieux à visiter. Est-ce que je peux faire les deux dans une journée ou pas ? Je note aussi où il serait judicieux de dormir.


Au crayon à papier je reporte tout cela sur mon petit planning. Au cours de cette opération, mon planning va changer plusieurs fois de tête. Parfois je vais me rendre compte que les distance sont trop grandes, qu'il vaut mieux faire une pause histoire de ne pas faire les lieux au pas de course.

Je me garde aussi des jours de battements de temps en temps, s'il y a un lieu que je veux à tout prix faire pour pouvoir me retourner en cas de mauvais temps par exemple.

Les lieux qui prennent de l'importance.

Il arrive parfois qu'on ait prévu d'aller sur un tout petit lieu. Mais qui ne suffit pas à occuper la journée. Je regarde alors dans les environs s'il n'y a pas quelque chose d'autre à faire. Et parfois je tombe sur de bonne surprise et le lieu du départ se retrouve au second plan.

Par exemple j'avais prévu d'aller au sanctuaire Kamikura à Shingu. C'est un tout tout petit sanctuaire, en une matinée c'est torché. En cherchant quoi faire autour, je suis tombée sur le sanctuaire Kumanonachi qui finalement va avoir sa journée pour lui seul.

Japan Rail Pass or Not ?

Comme je l'ai dit plus haut je comptais d'abord prendre une série de Pass régionaux. Après tout je vais bouger dans tout le Japon et rester à chaque fois quelques jours sur place.
Mais au final après de multiples combinaisons et de calculs savants, prendre un Japan Rail Pass normal s'avère être le plus pratique et le plus confortable.
Idem avec l'aide de Google Map je calcule combien coûtent les différents trajets, pour vérifier la rentabilité de prendre un Japan Rail Pass.


Est-ce que c'est pas " TROP" planifié ?

La réflexion que l'on me fait le plus souvent quand j'explique la façon dont j'organise mes voyages est  : "je planifie trop les choses". Je réserve mes hôtels à l'avance, je prépare un maximum mes parcours et vu de loin ça peut sembler très carré et pas très fantaisiste.

Pour moi, partir dans un endroit que je ne connais pas est en soi une aventure. Aller dans un lieu inconnu en le planifiant est tout aussi aventureux qu'y aller au petit bonheur la chance.

Ensuite partir à l'étranger coûte de l'argent. C'est un certain budget et je n'ai pas encore gagné au loto malheureusement. J'ai envie de rentabiliser un maximum mon voyage. Planifier les choses ne veut pas dire que l'on va forcément les faire en courant. Ça veut juste dire que l'ont ne perdra pas trois heures parce qu'on s'est perdu faute d'avoir noté le chemin avant.

L'organisation n'empêche pas l'imprévu, croyez-moi. Après New York, le Japon, la Corée, la Norvège, Londres, je peux vous dire une chose, ce n'est pas parce que vous avez planifié votre voyage qu'il n'y aura pas d'imprévus ou d'aventures. Des anecdotes de moments de loose, de découvertes fortuites, des balades hors des sentiers battus j'en ai à la pelle. Donc je peux vous certifier que l'organisation ne tue pas l'imprévu.


Voilà mon planning est une grosse ébauche, la prochaine fois on parlera de trains et d'hôtels. Je vous ferais une liste aussi des endroits où je vais.