Si vous traînez un peu sur ce blog vous avez sans doute remarqué qu'Inari et moi c'est le grand amour. Enfin j'ai un grand amour pour Inari, parce que je suis pas sûre que ce soit vraiment réciproque.
Un jour je ferai un article "déclaration d'amour" au sanctuaire Fushimi Inari de Kyoto mais aujourd'hui je vais vous parler de son petit frère le sanctuaire Yūtoku Inari.

Avant mon séjour en mars 2017, j'avais fait un petit article sur les hébergements au Japon et ma façon de procéder. De retour je prends enfin le temps de vous faire un vrai article sur le sujet pour vous parler de mes expériences en espérant que cela puisse vous aider.


Si je vous dis Asakusa, vous allez sûrement me parler du Sensō-ji et de son allée de petites boutiques à souvenirs, les grandes stars de ce quartier. Pourtant, à 10 minutes à pied de là se trouve la rue Kappabashi, le paradis pour ceux qui voudraient remplir leurs placards de cuisine.


Porter un kimono est quelque chose que je voulais faire depuis bien longtemps. Mais lors de mon premier séjour au Japon en 2009, je ne savais pas que c'était possible. Pour moi louer un kimono était réservé aux Japonais et uniquement pour de grandes occasions (cérémonie au temple, mariage...) Il faut dire aussi qu'il y avait beaucoup moins de magasins de rental kimono (kimono à louer) que maintenant. Bien sûr, il y en avait, mais ils n'étaient que peu destinés aux touristes.


Je ne me souviens plus comment j'ai entendu parler de Narai. J'avais sans doute vu passer une photo de cette petite ville et j'étais tombée sous le charme de ses bâtiments de l'époque Edo. Narai est une des onze stations du Kisoji, l'ancienne route de commerce de la vallée de Kiso. Et en bonne fan d'architecture traditionnelle j'avais donc mis Narai sur ma liste des "Must see".


Quand ça veut pas, ça veut pas...

Retour en 2013...


Aku et moi avons décidé de retourner au Japon et j'élabore le programme. Dans la liste de ce que nous souhaitons faire se trouve La maison de Satsuki et Mei du film de Hayao Miazaki, Mon voisin Totoro.
J'en avais entendu parler via le blog de Martin Hsu, un illustrateur qui avait pu se rendre là-bas. Son article m'avait bien fait rêver.

Ça avait été assez compliqué de trouver des informations sur où se situait la fameuse maison. Il faut savoir que maintenant elle est assez connue, surtout depuis le buzz de l'annonce de la construction du parc Ghibli prévu pour 2020, mais en 2013 c'était une autre histoire.
Bref on trouve, c'est dans la banlieue de Nagoya au Aichi Expo Memorial Park. C'est parfait, nous ferons le château d'Inuyama le matin et la maison l'après-midi.
Pour se rendre au Aichi Expo Memorial Park l'endroit où se trouve la maison, il faut prendre la ligne Linimo, qui est le seul train à lévitation magnétique du Japon (en tout cas c'est  ce qui est dit sur leur site).
 


Si vous ouvrez un guide de Tokyo, le chapitre consacré au quartier de Nippori risque d'être bien maigre. C'est simple dans mes deux guides du Japon pas une ligne sur le quartier, il faut dire qu'à une station d'Ueno par la Yamanote Line, il y a de quoi rester dans l'ombre.
Whouaa que cet article aura été dur à écrire. J'y suis vraiment allée à reculons, me trouvant toutes les excuses du monde pour reporter. Pas car je ne savais pas quoi écrire, mais plutôt parce que j'avais TROP à écrire. Que dire ? Par quoi commencer ?

Bon déjà, oui je suis bien rentrée. Je n'ai pas eu à subir le décalage horaire vu que le jet lag est un état qui m'est totalement étranger, dans un sens comme dans l'autre. Je suis fatiguée car je ne dors pas dans l'avion mais, après une nuit normale, tout rentre dans l'ordre.

Là j'ai eu surtout un contrecoup de toute la fatigue que j'ai accumulée pendant les cinq semaines de voyage. Parce qu'entre les départs à 6h00 du matin et les kilomètres parcourus, j'étais parfois un peu éteinte, surtout les derniers jours.


Alors bilan de ce séjour :

1) Les photos

Je partais déjà pour me constituer une banque d'image qui me permettrait d'illustrer au mieux les prochaines notes à venir. J'ai fait ce que j'ai pu, sachant que je ne sais pas vraiment les prochains objets que je vais traiter. Mais ça m'a aussi permis de prendre des photos afin d'enrichir aussi les anciennes notes, donc il se peut que, parfois, vous revoyez passer une vieille note mais avec de nouvelles photos.



2) Les lieux visités

Ce séjour a aussi été l'occasion pour moi de visiter des lieux que je souhaitais voir depuis plus ou moins longtemps. Soit car ils ont un rapport avec mes notes de blog, car c'est toujours agréable de voir « en vrai » ce sur quoi on a passé de longues heures à travailler ; soit parce que quelque chose m'a interpellée dans ce lieux. Ça m'a permis de me constituer une petite liste pour les futurs articles « tourisme » que je souhaitais mettre en place, de lieux très connu ou un peu moins. En tout cas ce sera totalement subjectif.



3) Les rencontres

Comme je m'y attendais, ce fut le plus compliqué. Déjà parce que je ne parle pas japonais, donc ça n'aide pas. Pourtant j'ai réussi à rencontrer des gens et à me faire quelques contacts pour de futurs objets. La plupart du temps, ça c'est fait par hasard et c'est ce qui a été le plus fou quand j'y pense.



4) Les copains

Ça, ce fut le plus agréable et le plus difficile en même temps. Par un hasard du planning j'ai enchaîné les retrouvailles et les rencontres dans la seconde partie de mon séjour, à tel point que j'avais l'impression d'être une patate chaude que tout le monde se refilait.


Au moment des adieux c'est toujours dur de se dire que des gens avec qui on a passé de si bons moments sont en fait à l'autre bout du monde et qu'on ne sait pas vraiment quand on pourra se revoir, que ça ne se compte pas en semaines, ni en mois mais plutôt en années (après tout mon dernier voyage au Japon date d'il y a 4 ans, et celui d'avant 8 ans). Je sais bien qu'il y a les réseaux sociaux mais c'est pas pareil que de discuter autour d'une bière ou de trempouiller dans un sento.



5) Voyager seule

Je suis la preuve vivante qu'on peut se rendre dans le trou du cul du Japon seule et en parlant 3 mots de japonais et en revenir.
Bon, plus sérieusement, je prenais pas trop de risques en partant seule au Japon qui, avec l'Islande, la Suisse et quelques autres, doit être l’un des endroit les plus sûrs pour une femme qui voyage seule.Le truc qui m'a le plus marqué, c'est le nombre de personnes qui m'ont proposé de me prendre en photo. Comme ça, spontanément. Ils voyaient que je voyageais seule et du coup me demandaient si je voulais une photo de moi devant tel ou tel truc touristique (ne demandez pas les photos, moi, quand je suis en mode backpacker c'est vraiiiiment pas beau à voir...)

Le point le plus positif est la liberté du programme que ça offre, liberté de choisir quand on part, quand on mange, etc...
Le point le plus négatif, c'est le manque de courage que l'on peut avoir dans certains cas, on ose peut-être moins de trucs, c'est encore plus flagrant quand on n’a pas la langue.


Alors ne vous imaginez pas un truc de fou. L'exemple le plus flagrant, c'était pour les repas. Ne parlant pas japonais et étant seule, j'ai plutôt privilégié les restaurants « accessibles » qui avaient des photos des plats ou des plats en plastique. Je suis devenue très forte au jeu du « Je prends le truc en photo et je le montre à l'intérieur ».
Très souvent, je n'ai pas osé rentrer dans un resto parce que le menu n'était pas clair ou j'arrivais pas à savoir s'il était ouvert ou pas.
Alors je sais vous me direz « Mais il y a Google trad ! Et puis tu sais dessiner ! » Sauf que t'as pas toujours prévu de passer 2h dans un resto à traduire tout le menu et que, si ça se trouve, t'es tombé dans un resto qui sert que des plats que tu détestes. Voilà, c'est de ce genre de manque de courage dont je parle.


6) La suite

Je vais donc revenir bientôt avec des articles de blog. On me pose beaucoup de questions pour savoir si je vais raconter mon périple ou les aventures de ma valise en dessin, la réponse est non. Je suis désolée mais je ne peux pas continuer les articles sur les objets japonais et EN PLUS dessiner les lieux que j'ai visités et mes anecdotes de voyage. C'est beaucoup trop LONG ! Dessiner prend du temps, que je prends sur mon temps libre. Par exemple pour la note sur les Akita-inuet Hachiko il m'a fallu 2 mois (juste pour la dessiner). Je ne peux hélas pas dessiner pour le blog h24, je dois travailler pour vivre.


Donc je vais essayer de continuer sur le modèle 2 notes écrites + photos avec une note dessinée par mois pour pouvoir vous proposer plus de contenu. Je sais que, pour certains d'entre vous, ça ne vous dérange pas d'attenter 1 mois pour avoir une note mais, voilà, la réalité du web et des blogs étant ce qu'elle est, je me dois d'être active si je veux sortir des limbes de l'anonymat.

Je voulais aussi remercier tout ceux qui m'ont suivi sur les réseaux sociaux, je vois que vous avez beaucoup aimé les aventures de Suutsu-chan (ma valise), si j'avais su que ce serait aussi simple... Et aussi ceux qui ont suivi mes stories sur intagram, vous n'étiez pas très nombreux mais supers actifs c'était un plaisir d'échanger avec vous (^^).


Retour de voyage

by on 17:50
Whouaa que cet article aura été dur à écrire. J'y suis vraiment allée à reculons, me trouvant toutes les excuses du monde pour reporter...


On va pas se mentir, je trouve que l'arrivée du Smartphone à quand même bien simplifié notre façon de voyager.

Alors que l'on soit team "SIM data" ou team "Pocket wifi" c'est plutôt bien pratique d'être connecté plus ou moins non stop à internet. Avant de partir il est bon d'installer quelques applications qui vont grandement vous aider.

Mais avant de commencer, il y a deux choses qu'il va falloir que vous appreniez à faire sur le bout des doigts. La première c'est maîtriser le copier-coller sur votre téléphone. La seconde c'est vous renseigner sur comment faire des captures d'écran suivant votre modèle. Car ce sont deux choses que vous risquez de faire continuellement.

Prêt ? Je vous préviens j'ai été un peu volubile et cette note est bien longue.

Ah le carnet de voyage !


Vous en avez tous vu/lu, ça fait rêver ce souvenir de voyage unique que l'on conservera jusqu'à la fin.
Et bien laissez-moi vous dire une chose... C'EST SUPER DUR À FAIRE !!!

Alors entendons-nous bien. Je vous parle pas du carnet de voyage que vous ferez bien tranquille en rentrant à la maison, en compilant vos photos et en triant la myriade de paplars que vous allez rapporter parce que "Non ! On peut pas jeter cette pub c'est écrit EN JAPONAIS dessus !" (que celui qui n'a jamais fait ça me jette le premier onigiri).


Non je vous parle du carnet de voyage que vous vous êtes imaginé pouvoir faire PENDANT le voyage ! 


Et là ça se complique un peu plus. Parce que écrire et dessiner ben... ça prend du temps ! (Bien sûr il existe les surdoués qui avec deux traits sur le coin d'une table vont te pondre le plafond de la chapelle sixtine, mais c'est une autre histoire).

Moi j'ai testé tous les styles de carnets de voyages.

Premier voyage au Japon : Le carnet entièrement écrit jour par jour. Résultat, j'avais toujours deux jours de retard et chaque minute de pause était mise à contribution.


Voyage en Corée du Sud : Le carnet mixte entre dessin et écrit. Résultat, c'est encore pire, encore plus long et vers la fin c'était plus que de l'écrit et je l'ai jamais fini.


Voyage en Italie : Le carnet entièrement dessiné. Résultat, jamais fini non plus. Juste quelques pages finies en noirs et le reste à l’état de croquis illisibles.


Voyage en Norvège : Le carnet où j'ai laissé tomber, parce qu'en plus on se déplaçait en voiture et étant la conductrice je n'avais jamais le temps de me poser. Résultat, deux ans après j'ai collé tout ce que j'avais rapporté de Norvège dedans et basta.


À partir de là, vous voyez plus trop où je veux en venir. Et bien vous vous souvenez de mes plannings millimétrés ? Et bien je vais tout reporter sur un carnet qui va me suivre tout le voyage.

J'inscris dedans :

- Mon planning (dans un joli tableau, histoire de bien voir où j'en suis).
- Les adresses, numéro de téléphones et infos diverses des différents hôtel où je loge.
- Les horaires de bus ou de trains.
- J'imprime quelques plans google map dans le cas où je n'ai pas de wifi.
- Les horaires des magasins, temples, musée, resto où je veux aller.
- Les contacts des gens que vous pouvez retrouver sur place.
- La liste des adresses des gens à qui je vais envoyer des cartes postales.
- LA LISTE DES TRUCS À ACHETER !


Voilà, vous n'êtes pas encore parti et vous avez déjà un souvenir de voyage (^^) et en plus vous avez tout à portée de main.

Maintenant il reste plus qu'à le remplir au fur et à mesure.

Mes conseils :

- Restez simple. Inutile d'en écrire des tartines, vous n'aurez pas le temps. Notez les trucs marquants.
- Emportez du scotch. Du masking tape c'est bien, pour coller dans votre carnet au fur et à mesure les différentes choses récupérées (ticket d'entrée, de transport, de caisse, etc...)
Pourquoi du scotch et pas de la colle ? Parce que certains types de papier ne supportent pas la colle et noircissent. Les petits carrés d'adhésifs pour les photos c'est pas mal aussi.
- Si vous décidez de prendre de l'aquarelle c'est bien de prendre un pinceau réservoir, ça évite de trimbaler de l'eau. Mais toujours dans l'idée de rester simple, les feutres ou les crayons de couleurs c'est bien aussi, facile à transporter. Idem, ne prenez que quelques couleur, inutile de vous trimbaler la boîte de 50.
- Créez une petite pochette à la fin de votre carnet en collant la dernière page à la couverture, c'est idéal pour y glisser des petites choses en attendant de les coller.
- Prenez un ou deux trombones ça peut servir.
- Vous pouvez mettre un élastique autour de votre carnet pour y coincer un stylo-bille quatre couleurs ;)
- Selon moi au-dessus de 11 cm x 17 cm c'est trop grand en dessous de 9 cm x 12 cm c'est trop petit.

Petite chose sympa à faire : Quand vous êtes à l'aéroport en attendant votre vol, passez à la parfumerie. Trouvez un parfum qui vous plait bien et aspergez généreusement un testeur que vous allez placer dans votre carnet. À la fin de votre voyage cette odeur sera associé au pays, comme une petite madeleine de Proust olfactive.

Voilà j'espère que ça vous motivera à vous lancer. Le Japon est idéal pour un carnet de voyage, entre les tampons des gares/lieux touristiques, les purikura, les stickers mignons que l'on trouve de partout, les feuilles d'érable, de ginko ou les fleurs de cerisier à faire sécher dans un carnet.


Dans une prochaine note on parlera des applications à mettre sur son smartphone avant de partir.
Comme je l'ai dit mon planning est fait dans les grandes longueurs. Je vais maintenant vérifier s'il est vraiment réalisable.


Les trajets

Nouvelle feuille de papier ! (Vive le papier de brouillon) Cette fois si je détaille jours par jour. J'essaye de détailler niveau temps pour voir si c'est vraiment faisable.


Combien de temps pour aller du logement à la gare ? Combien de temps pour aller d'une gare à une autre ? Combien de temps pour se rendre vraiment sur place ?
C'est là que je me rends compte que c'est parfois trop juste et que si je veux vraiment profiter je dois rester une nuit sur place ou annuler un autre endroit. Le mot d'ordre est « Toujours prévoir LARGE ». On ne sait pas ce qui peut arriver. On peut se perdre, les trains/bus peuvent avoir du retard. Il est toujours plus confortable de se garder un petit peu de temps pour flâner, faire les boutiques sur place, s'arrêter boire ou manger un morceau, prendre des notes ou dessiner.


J'essaye aussi de noter les horaires de trains. Noter les temps de trajet. De vérifier que ce sont bien des trains Japan Rail (donc gratuit si je prends un JR PASS). Je fais d'abord ça avec Google Map. Puis une fois que c'est bien affiné. Je vérifie avec le site HyperDia. Qui est bien pratique vu qu'on peut choisir de faire un trajet uniquement en JR.


C'est aussi le moment où je vais chercher les horaires de bus. Car certains temples sont perdus dans la montagne. Soit Google me renseigne, en cherchant en japonais le nom de la station de train et le nom du temple. Soit je contacte directement les offices du tourisme locaux pour qu'ils m'informent. Ils sont là pour ça, je leur écris en anglais et jusqu'à présent ils m'ont tous répondu.


Bon ça y est j'ai ma petite liste de choses à voir. Maintenant il va falloir s'y rendre en fonction du moyen de transport sur place.


Pour le Japon j'ai opté pour le train et je suis partie sur l'idée que j'allais prendre des Pass régionaux (on verra que ça changera plus tard). En Norvège on avait loué une voiture, à New York c'était métro et papatte et en Corée du Sud les bus.


Je reprends alors du papier (oui je suis très notes papier), sur une des feuilles je trace un mini planning avec une case pour chaque jour, ça me permet d'avoir toujours sous les yeux un calendrier du voyage. Sur une autre feuille je vais marquer des points qui correspondent à ce que je veux voir et je vais commencer à chercher toujours via Google Map le temps que je mettrais en train pour me déplacer d'un point à un autre.

Je commence ainsi à faire une ébauche du voyage, si je vois que deux lieux sont proches je regarde alors la grosseur des lieux à visiter. Est-ce que je peux faire les deux dans une journée ou pas ? Je note aussi où il serait judicieux de dormir.


Au crayon à papier je reporte tout cela sur mon petit planning. Au cours de cette opération, mon planning va changer plusieurs fois de tête. Parfois je vais me rendre compte que les distance sont trop grandes, qu'il vaut mieux faire une pause histoire de ne pas faire les lieux au pas de course.

Je me garde aussi des jours de battements de temps en temps, s'il y a un lieu que je veux à tout prix faire pour pouvoir me retourner en cas de mauvais temps par exemple.

Les lieux qui prennent de l'importance.

Il arrive parfois qu'on ait prévu d'aller sur un tout petit lieu. Mais qui ne suffit pas à occuper la journée. Je regarde alors dans les environs s'il n'y a pas quelque chose d'autre à faire. Et parfois je tombe sur de bonne surprise et le lieu du départ se retrouve au second plan.

Par exemple j'avais prévu d'aller au sanctuaire Kamikura à Shingu. C'est un tout tout petit sanctuaire, en une matinée c'est torché. En cherchant quoi faire autour, je suis tombée sur le sanctuaire Kumanonachi qui finalement va avoir sa journée pour lui seul.

Japan Rail Pass or Not ?

Comme je l'ai dit plus haut je comptais d'abord prendre une série de Pass régionaux. Après tout je vais bouger dans tout le Japon et rester à chaque fois quelques jours sur place.
Mais au final après de multiples combinaisons et de calculs savants, prendre un Japan Rail Pass normal s'avère être le plus pratique et le plus confortable.
Idem avec l'aide de Google Map je calcule combien coûtent les différents trajets, pour vérifier la rentabilité de prendre un Japan Rail Pass.


Est-ce que c'est pas " TROP" planifié ?

La réflexion que l'on me fait le plus souvent quand j'explique la façon dont j'organise mes voyages est  : "je planifie trop les choses". Je réserve mes hôtels à l'avance, je prépare un maximum mes parcours et vu de loin ça peut sembler très carré et pas très fantaisiste.

Pour moi, partir dans un endroit que je ne connais pas est en soi une aventure. Aller dans un lieu inconnu en le planifiant est tout aussi aventureux qu'y aller au petit bonheur la chance.

Ensuite partir à l'étranger coûte de l'argent. C'est un certain budget et je n'ai pas encore gagné au loto malheureusement. J'ai envie de rentabiliser un maximum mon voyage. Planifier les choses ne veut pas dire que l'on va forcément les faire en courant. Ça veut juste dire que l'ont ne perdra pas trois heures parce qu'on s'est perdu faute d'avoir noté le chemin avant.

L'organisation n'empêche pas l'imprévu, croyez-moi. Après New York, le Japon, la Corée, la Norvège, Londres, je peux vous dire une chose, ce n'est pas parce que vous avez planifié votre voyage qu'il n'y aura pas d'imprévus ou d'aventures. Des anecdotes de moments de loose, de découvertes fortuites, des balades hors des sentiers battus j'en ai à la pelle. Donc je peux vous certifier que l'organisation ne tue pas l'imprévu.


Voilà mon planning est une grosse ébauche, la prochaine fois on parlera de trains et d'hôtels. Je vous ferais une liste aussi des endroits où je vais.
Une série de petits articles sur comment je prépare mon voyage. Ce n'est surement pas la meilleure méthode, mais peut-être que ça vous donnera des idées, ou peut-être que vous aurez des idées plus malines.

Faire une liste des choses à voir.


Ça peut sembler con à dire, mais c'est la première chose que je fais. Au fur et à mesure soit de mes lectures, soit de mes articles, il y a une foule d'endroits que je souhaiterais visiter.
J'ai donc une petite liste de lieux/quartiers/temples/restos/etc... notée dans un petit carnet. Régulièrement je reporte le tout sur Google Map, en cochant sur « enregistrer ». Ma carte du Japon est donc constellée d'un petit amas d'étoiles.


 Oui, j'ai rien sélectionné au nord, pas le temps... Crédit photo Google Map

Arrive alors le moment, avant la préparation du voyage, de faire deux listes.
Une « Trucs à ne pas rater » et une autre « Trucs à faire si y a du temps ». Je refais donc le tour de mes petites étoiles histoire de classer les lieux. C'est utile pour si comme moi vous avez BEAUCOUP d'étoiles. Vous pouvez alors utiliser Mymaps qui vous permettra de marquer les lieux de différentes couleurs ou de mettre des annotations.

Je reprends donc chaque lieu, fait des petites recherches Google, regarde des photos. Et je me pose plusieurs questions : « Est-ce que je veux vraiment y aller ? Est-ce que le temps que ça va me prendre pour aller là-bas en vaut la chandelle ? Pourquoi j'avais noté ce lieu ? Qu'est-ce qui m'avait attiré là-bas ? »
Ça permet de refaire un tri, je suis retombée sur des lieux où je comprends pas du tout pourquoi je les avais sélectionnés.
Ici c'est purement subjectif, peut-être préférez-vous le petit truc perdu dans la pampa au méga machin touristique en pleine ville.


Voilà, dans le prochain article on parlera de comment relier les points.

Hey, devinez quoi ?

Ça a un peu été une décision à la "va comme j'te pousse" sachant que mercredi, je consultais les billets d'avion et vendredi, ils étaient pris.
Je pars donc le 05 mars pour revenir mi-avril. J'aurai pu trouver moins cher au niveau des billets d'avion, mais je souhaitais éviter avril et ses touristes, mai et sa Golden Week, juin et ses pluies. Comme je sais que l'on va me poser la question, je suis passée par British Airways. Mais je vais voler avec Finair et JAL. Mon billet m'a coûté 601€.

Je suis donc en train, dès que j'ai 5 minutes de libre, de me constituer un programme chargé. Avec plusieurs objectifs.

Numéro 1 : Des photos.


Quand j'ai commencé à parler vraiment d'objets japonais sur ce blog, je revenais de mon dernier voyage au Japon. Et je ne me doutais pas que je partirais sur ce genre d'article. J'ai donc certes une petite banque d'images... mais c'étaient surtout des photos de vacances. Pas des photos destinées à illustrer des articles parlant de culture. Et je dois bien avouer être parfois frustrée quand je constitue une note de me retrouver avec un choix de photos limitées.
Évidemment, je connais un tas de gens tous plus talentueux les uns que les autres qui n'hésiteraient pas à me prêter des photos pour illustrer mes articles si j'en faisais la demande. Ça s'est produit plusieurs fois et il n'y a aucun souci.
Mais si je veux vivre par la suite de mes créations, je ne trouve pas normal de le faire sur du contenu qui m'a été gracieusement prêté ou que j'ai trouvé sur le net.
Je compte donc bien profiter de cette occasion pour tirer le portrait aux moindres torii/maneki-neko/komainu/etc... qui croiseront ma route.

Numéro 2 : Les musées.

Faire des recherches sur le net ou dans des publications, c'est bien. Je pense d'ailleurs être devenue plutôt bonne à ce petit jeu. Mais pouvoir faire quelques musées sera un atout certain.
Je suis en train de me faire une petite liste, des musées sur les arts traditionnels, musée du costume, d'histoire naturelle. Sans oublier quelques parcs architecturaux parce qu'il n'y a pas de mal à se faire du bien. D'ailleurs, si vous avez des suggestions, je suis toute ouïe...

Numéro 3 : Les rencontres.

Sans doute la partie la plus compliquée je pense. Je souhaiterais avoir la chance de rencontrer des artisans pour pouvoir poser quelques questions. De la même façon que je souhaiterais pouvoir échanger avec des gens d'un sanctuaire shinto et d'un temple bouddhiste, toujours pour poser quelques questions en vue des prochaines notes de "Question à un Kami". Si vous avez la moindre idée, je chanterais vos louanges et votre personne bien faite sur trois générations.

Numéro 4 : Kiffer un peu aussi.

Pouvoir voir les copines/copains enfin en vrai. Manger mon poids en tempura de seiche. Assouvir ma passion de la chaussette kawaii. Porter un kimono pour la première fois (si c'est possible). Faire une overdose de CC Lemon.

Mon programme.

Comme je l'ai dit, je suis en train de le planifier, notamment pour pouvoir commander les Pass des trains le plus vite possible. J'ai depuis longtemps une liste de "Must See au Japon", j'essaye donc pour le moment de pouvoir relier les points le plus efficacement possible.

Mais je peux déjà citer 3 choses sur lesquelles je ne ferai absolument pas l'impasse.

Le temple Sanbutsu-ji.

Lui c'est mon défi personnel et la top priorité de ma liste. Bien qu'on n'ait jamais été présenté, ce temple et moi, je veux le faire, dussé-j'y monter à genoux, s'il le faut.

Fushimi-inari... Oui, mais de nuit.

Ah ! Fushimi-inari et moi, c'est une grande histoire d'amour (à sens unique), un véritable coup de foudre. Oui, c'est un peu cliché, c'est pas comme si c'était le sanctuaire le plus connu de tout le Japon. Mais je n'y peux rien, il faut que j'y retourne. La première fois que nous l'avons fait (2009), nous sommes redescendues au coucher du soleil.


Depuis, je rêve de le parcourir de nuit. Et la tentative avortée en 2013 n'a pas aider à calmer cette idée (ni la note de Jordy). Je ne sais pas trop comment je vais me débrouiller, je regarde pour pouvoir trouver un logement à côté pour rentrer tard. Je suis quasi-sûre que j'aurai les miquettes, mais idem, je prends ça comme un défi à relever.

Le château d'Himeji.

Vous devez me trouver pas du tout originale à ne citer que des trucs de touristes. Mais c'est pareil, le château d'Himeji et moi, on a un vieux compte à régler, une histoire de fail monumental qui dure depuis plus de 8 ans. Et cette fois-ci sera la bonne.

Voyager seule.



Pour la première fois, je pars toute seule. Bien sûr, je vais retrouver du monde là-bas et même avec un peu de chance pouvoir squatter quelques m² de moquette.

Je suis plutôt habituée à être seule et vu qu'en règle générale, c'est moi qui organise les voyages, je sais que là, je peux faire selon mon bon vouloir. Mais ce sera quand même la première fois que je me retrouverais seule aussi loin de chez moi. Ça me fait son petit effet tout de même.
En fait, la seule chose qui m'angoisse surtout, c'est que je ne pourrais griffer personne jusqu'au sang pendant les vols en avion.


Je cravache pour essayer de finir les commandes en cours. Terminer la prochaine note dessinée qui est un peu longue. Je serai bien contente de partager toute cette aventure avec vous (^_^)°

Vous pouvez aussi me soutenir via la boutique toute neuve qui vient de ré-ouvrir. Il y a juste des petits bugs avec les frais de port, mais c'est bientôt réglé. Dans le doute, vous pouvez me contacter directement, d'autres l'on déjà fait.


Merci à vous et à bientôt !

Départ au Japon J -26

by on 09:38
Hey, devinez quoi ? Ça a un peu été une décision à la "va comme j'te pousse" sachant que mercredi, je consultais les bil...